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THÉÂTRE ET CETERA
LE JOURNAL D'UN FOU
Nouvelle mise en scène

mise en scène
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STÉPHANE BÉLANGER

À compter de la fin juin 
au 
STUDIO THÉÂTRE
 
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Les Comédiens de l'Anse
HIVER ROUGE
texte et mise en scène
Patrick Lacombe

 
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Vendredi 21 septembre 2007
CE QUE L’ON NE VEUT PAS SAVOIR...
           Le milieu trifluvien produit énormément de théâtre mais tout semble stagner depuis de nombreuses années. La mise en scène semble embourbée dans une esthétique qui sort à peine des années cinquante. Les acteurs fonctionnent dans leurs forces et n’ont que très rarement l’occasion de prendre des risques. Les médias ne couvrent qu’une infime partie de l’activité théâtrale et lorsque qu’ils se risquent  à faire une critique l’exercice ressemble plus à une tape dans le dos à des amis que l’on ne veut pas offusquer. C’est alors que l’on se tournevers Montréal ou Québec lorsque l’on veut voir quelque chose de différent, lorsqu’on veut voir quelque chose d’actuel. On revient chez nous et on recommence les même choses, la même routine une petite tape dans le dos des médias on se félicite en buvant une bière dans un bar de la rue Bonaventure et on attend la prochaine production. C’est à se demander si les artisans de la scène trifluvienne aiment le théâtre ou seulement faire du théâtre.  J’ai toujours énormément de difficulté avec les acteurs qui clament bien haut leur passion pour le théâtre et qui n’ont suivis aucun atelier de puis des années car ils n’en n’ont pas besoin ou qu’ils ne voient jamais de théâtre car ils n’ont pas le temps. Pourtant ils sont partout, on les entend sur toutes les tribunes, on parle d’eux  dans les médias et personne ne semble voir que rien n’évolue depuis des années.
      Le regard du public n’évolue pas non plus et les médias ont une grande part de responsabilité dans cette situation. La couverture très ciblée fait en sorte que l’information sur le théâtre trifluvien actuel circule fort peu. La programmation du théâtre à la salle Thompson n’aide en rien à la solidification du milieu. On invite des productions hyper conventionnelles et les productions plus actuelles cette année ont pris la direction du Centre des arts de Shawinigan.
       Entre-temps on continue à produire les mêmes choses saison après saison et je pense que la situation demeurera  tant et aussi longtemps que les artisans de notre fameux milieux théâtral ne travaillerons pas ensemble au lieu de se réconforter sur leurs chiffres d’assistance et se dire que tout est parfait car ils ont du public et les médias les aiment.
Stéphane Bélanger
Théâtre Et Cetera
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par THÉÂTRE ET CETERA
Vendredi 11 mai 2007

C'est pas ça "LE THÉÂTRE"...

J'ai été confronté dernièrement, lors d'une discussion, à des gens qui savent ce qu'est le théâtre et j'ai eu l'idée de ressortir un extrait d'un mot de metteur en scène publié lors de la production Roméo et Juliette du Théâtre ZIP...

Mot du metteur en scène...

C’est incroyable de constater à quel point on connaît tout au théâtre… On sait. La scène va ici, le public va là. L’affiche doit être d’une couleur précise, dans une forme précise. C’est d’une importance capital, une question de vie ou de mort, car on sait…On sait précisément le nombre de billet qu’il faut vendre pour que la pièce soit un succès. On connaît l’auteur, on sait ce qu’il fait, ce qu’il écrit, ce qu’il a voulu dire réellement. On sait que pour cet auteur la pièce doit ce jouer de cette façon. Avant même la première scène on sait ce que les comédiens doivent faire parce que l’ont sait ce qu’ils jouent… Lorsque le rideau tombe, on nage dans une satisfaction sans borne car on a la confirmation que l’on savait…On était sur la bonne voie, on avait raison… Tout était parfait.

Moi je ne sais pas. Je ne sais pas ou vont les choses, dans quel ordre elles doivent être…Je ne sait pas… Je ne sais pas qui est Shakespeare. Tout ce que je connais de lui, ce sont ses merveilleux textes qui me parle un nouveau langage à chaque fois que je les retrouvent… Je ne connais surtout pas les merveilleux comédiens que vous allez voir ce soir. Je ne vivrai probablement jamais assez vieux pour connaître toutes les surprises qui se cachent derrière leurs personnalités…

Je ne sais pas et je crois que les comédiens qui vont jouer devant vous ce soir ne savent pas non plus… Du moins j’ai tenté de leur inculquer le désir de toujours chercher, de ne jamais se perdre dans le confort douillet que procure la certitude. De cette façon ils pourront continuer de vous surprendre, de vous toucher. Ils pourront continuer de vivre devant vous.

Je ne sais pas, ils ne savent pas… J’espère que vous vous joindrez à nous. Vous serez tenté de savoir ce soir. Lorsque vous entendez le titre de Roméo et Juliette. C’est immanquable, tout le monde sait. On sait le balcon, la réplique, les épées la mort, le tombeau…

On sait tout de A à Z.

Mais si tout n’étais pas comme on l’avait imaginé. Peut-être que l’incertitude n’est pas si dangereuse au fond… Elle cache peut-être d’heureuses surprises qui nous guettent, on ne sait jamais….


Bon théâtre…

Voilà c'est dit...C'est mon opinion et je la partage...

Stéphane Bélanger
Théâtre Et Cetera


 

 

 

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par THÉÂTRE ET CETERA
Lundi 7 mai 2007
Quand la rigueur et le merveilleux se côtoient.

Il y avait longtemps que je n'avais pas vu un spectacle des Sages Fous. Il y avait très longtemps, cela se calcule en années. Il y a toujours plein de bonnes raisons pour ne pas aller au théâtre. Pas le temps... Occupé... Oublié... Pas envie... Ou tout simplement paresseux... Je donnais parfois à l'une, parfois à l'autre, mais j'avais toujours une bonne raison pour ne pas aller voir les Sages Fous depuis si longtemps. Vendredi dernier j'ai donc décidé d'aller voir leur dernier spectacle au parc portuaire. J'allais voir les Sages Fous non pas par intérêt pour ce genre de spectacle mais plutôt par respect pour des professionnels pour qui j'ai énormément de considérations. Je suis donc là, ce vendredi soir, assis au parc portuaire dans l'attente de Bizzarium. J'étais là comme un professionnel du théâtre mais dès les premières secondes je n'étais plus qu'un enfant. Je ne ferai pas ici de résumé du spectacle, ceux qui n'y sont pas allés, tant pis pour vous. La prochaine fois que vous ferez comme moi et vous vivrez un moment hors du commun. Je sais qu'il y avait énormément de gens cette soirée-là mais je ne sais plus combien. Je sais que le spectacle a duré un certain laps de temps mais je ne sais plus combien de temps. Tout ce dont je me souviens, c'est de ce bateau magnifique, des plongeurs, du méchant poisson, de la sirène, de cette grande pieuvre, de la perle et surtout de cette musique envoûtante qui m'a tenu en haleine du début à la fin. L'enfant que j'étais, est rentré chez lui ce soir-là avec plein d'histoires à raconter. Le professionnel de théâtre pour sa part est rentré chez lui en ayant reçu une bonne leçon. Il a été témoin d'un spectacle avec une rigueur que l'on rencontre peu à Trois-Rivières. Je suis rentré chez moi ce soir-là un peu plus enfant et beaucoup moins professionnel que je croyais l'être. Je suis rentré chez moi et je me suis empressé de raconter ce que j'avais vu à ma conjointe et je suis retourné au studio théâtre pour répéter, répéter et encore répéter...

Stéphane Bélanger

Théâtre Et Cetera

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par THÉÂTRE ET CETERA
Samedi 14 avril 2007
L'IMPROVISATION...
Encore une fois, je parle d'improvisation. La saison théâtrale est relativement tranquille et les ligues d'improvisations sont dans leur dernière semaine d'activités donc il s'agit là du sujet du jour... Il y a une question que je continue de me poser depuis quelque temps… Qu'est-ce que l'impro? Un jeu, un art, une compétition... Je ne sais plus. Il y a de ça quelques années, ceux qui disaient connaître l'improvisation, parlaient de l'interprétation de leurs personnages, de leur capacité à bien écrire une histoire, de donner au public une performance qui s'approchait du théâtre. Aujourd'hui, le discours a changé. Ceux qui « connaissent l'improvisation » parlent de tactique pour contrer l'adversaire, de contrer le travail de l'arbitre pour aller chercher la faveur du public et surtout, ils parlent de victoire. Aujourd'hui, on ne se contente plus d'interpréter ou d'écrire, ont veut surprendre le public. On veut le surprendre à tout prix, au détriment même de toutes les choses qui ont fait la force de l'improvisation dans le passé. Aujourd'hui, ceux qui « connaissent l'improvisation » veulent à tout prix changer la structure pour l'adapter à ce qu'ils ne sont pas capables de faire. « Je n'ai pas le talent pour interpréter » « l'interprétation c'est du passé » « Je ne sais pas écrire lorsque je suis sur scène en improvisation » « L'écriture ce n'est plus important aujourd'hui, l'impro est passé à autre chose. » Il y a un danger énorme lorsqu'on s'attaque aux structures qui sont en place souvent depuis quelques décennies. Il ne faut jamais oublier que des gens ont travaillé pendant des années pour faire de ce spectacle ce qu'il est aujourd'hui. Ils ont pris des décisions, ils ont construit un moule. Il faut arrêter de penser que le moule doit s'adapter à ses participants à chaque fois que ceux-ci le désirent. L'impro évolue, cela est certain, mais à travers les années il y a une continuité à laquelle il faut s'attacher. N'en déplaise à ceux qui en sont incapables. Vous n'avez qu'une chose à faire où vous adapter, vous suivre un cours d'artisanat... Là au moins vous serez libres de créer comme bon vous semble...

Sans rancune...


Stéphane Bélanger
théâtre Et Cetera
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par Stéphane Bélanger
Vendredi 6 avril 2007

Faut-il être  niaiseux pour jouer à l'improvisation...

      Cette saison, j'ai eu la chance de jouer dans deux ligues et d'en arbitrer une troisième. Et tout au cours de l'année j'ai été confronté à ce questionnement « faut-il être niaiseux pour jouer à l'impro » Certains risquent de trouver cette question très dure mais je crois qu'elle a sa place dans l'optique où l'on cherche à comprendre l'évolution de ce « jeu-spectacle ». Il y a fort heureusement à chaque soirée d'improvisation des petits moments qui nous font croire que les comédiens ont encore leur place dans ce jeu. Mais les bonnes improvisations, les bonnes interprétations et les personnages bien incarnés sont souvent noyés dans une multitude de gags et de facilités souvent ennuyeuses. Les soirées d'improvisation autrefois le rendez-vous des comédiens qui désiraient expérimenter une nouvelle facette de leur art sont aujourd'hui plus souvent qu'à leur tour noyées des soirées « mon gag est plus gros que le tien ». À une certaine époque, il était encore possible de voir un véritable duel entre deux improvisateurs qui tentaient de se surpasser l'un l'autre. Aujourd'hui plus souvent qu'autrement nous assistons à des joueurs qui empêchent d'autres joueurs de jouer à leur aise. On n'essaie plus de dépasser l'autre, on l'empêche de bien paraître et si par malheur il fait un gag on va essayer de le retourner à notre avantage pour aller chercher ce foutu point.


       Mes détracteurs clameront bien haut qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire de l'improvisation. Je suis entièrement d'accord avec eux. Je leur répondrai seulement par cette question « Est-il nécessaire soir après soir de s'adresser à ce que le public a de plus bas et de plus simple? ». Je ne sais pas si c'est par manque de culture, manque de talent ou tout simplement par paresse mais il me semble que certains soirs plusieurs joueurs laissent leur cervelle dans la loge. C'est joueurs se placent alors en attente de récupérer tout ce qui se passe autour d’eux et de faire une blague ou un jeu de mots douteux avec la plus petite insignifiance qui a pu se dérouler lors de l'improvisation. On a alors l'impression d'assister à une série de ce sketchs tirés d'une mauvaise émission d'humour. Je n'ai rien contre l'humour, j'en ai seulement contre ceux qui montent sur une scène en refusant d'assumer ce qu'ils viennent y faire. Il me semble bien humblement qu'il y a moyen de faire rire le public avec des personnages qui ont un peu plus que 2 de quotient intellectuel. Encore une fois la question se pose, manque de talent, manque de culture ou tout simplement paresseux.

 

             D'autres détracteurs pourront se défendre en disant que c'est le public qui décide... Peut-être qu'ils ont raison, mais ce texte n'est pas contre le public qui décide que telle ou telle rencontre se terminera par une victoire ou une défaite. Ce texte est un questionnement sérieux sur ceux qui pensent que parce que le public décide de l'issue de la rencontre, il faut automatiquement lui donner quelque chose de simple et de facile. Ce texte questionne ceux qui sont remplis de belles intentions et de citations de Robert Gravel lorsqu'ils sont dans la loge mais une fois sur la patinoire ils son prêt à tout pour obtenir le vote du public. C'est mêmes détracteurs pourront me targuer d'être élitiste. C'est souvent l'excuse qui est donnée lorsque l'on veut justifier un manque d'effort et de rigueur. Si quelqu'un nous accuse d'être trop bas c'est automatiquement parce qu'il se croit trop haut. N'y aurait-il pas la possibilité d'avoir un juste milieu. Il me semble que ce serait beaucoup plus intéressant autant pour les joueurs impliqués que pour le public qui assiste au spectacle. Il y aura toujours des erreurs dans le jeu de l'improvisation. Que ce soit par manque d'expérience ou simplement parce que le joueur a pris une mauvaise décision, les erreurs et les moments plus faibles sont partie prenante du spectacle. Ce qui est navrant par contre c'est que ces erreurs et ces mauvais choix peuvent devenir une technique et une façon de faire qui s'implante et influence le spectacle dans son intégralité. Je trouve dommage l'évolution prise par l'improvisation au cours des dernières années. Non pas que je sois nostalgique du passé mais à il me semble qu'aujourd'hui l'improvisation est devenue le paradis des apprentis humoristes qui sont en manque « d'exposure ».


         Tout cela n'est en fait qu'une simple réflexion, certains pourront la qualifier de dure mais je crois qu'elle est avant tout réaliste...


En attente de vos commentaires...


Stéphane Bélanger

Joueur et arbitre d'improvisation

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par Stéphane Bélanger
Vendredi 17 novembre 2006

L'IMPROVISATION TRIFLUVIENNE

J’aime l’impro… C’est grâce à jeu que Robert Gravel a inventé que j’ai vécu mes premières expérience sur la scène…Mais voilà l’improvisation évolue vite, trop vite selon moi… Dans l’histoire ce jeu a tout d’abord été créé par des comédiens et pour des comédiens… C’était eux les joueurs d’impro. Plus tard, les humoristes ont pris ce jeu d’assaut et l’ont grandement influencé, on a alors assisté à de grands changements… Des temps  d’impro plus court et l’invention d’une multitude de catégories qui poussent davantage les joueurs à performer qu’à interpréter… L’humour à pris tranquillement sont chemin  en restant toutefois très présente au sein de ce jeu et nous avons été en mesure d’assister à la naissance d’un nouveau type de joueur. Après le comédien-improvisateur, l’humoriste-improvisateur nous avons maintenant l’improvisateur-improvisateur… L’improvisateur est un «artiste » qui n’est ni un comédien qui fait des pièces de théâtre, ni un humoriste qui produit ses spectacles d’humour. L’improvisateur improvise, il n’y a rien au départ et rien à l’arrivé. Malgré la présence de ce "rien"  il est difficile de faire sa place en improvisation à Trois-Rivières car le monopole exercé par la LIM étend ses tentacules dans presque toutes les organisations et les spectacles d'impro de la région.

   

L’improvisation trifluvienne se partage entre trois entités distinctes; la Ligue d’improvisation Mauricienne, la nouvelle ligue appelé La Joss et la ligue de l’université.  LA SUITE

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par Stéphane Bélanger
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